Presse "Words are watching you"



« Ce spectacle bénéficie d’une interprétation toujours savoureuse et mord allègrement, à pleines dents. » Gilles Costaz, Politis

«  Julie Timmerman et ses amis s’amusent avec les mots. » Armelle Héliot, le Figaro



« C’est joyeux, magnifiquement foutraque, et véritablement enthousiasmant. Une réussite. » Jean-Luc Jeener, Le Figaroscope

« Energie, sens du comique et de la dérision, parodie, tout cela se mêle avec bonheur (...) Un collectif énergisant de trentenaires sacrément péchus (...) Des vagues de stimuli nerveux actionnés par le rire, lui-même déclenché par l’humour et une bonne dose de culot. Rapide, précis, pas piqué des vers. » Laurence Liban, L’Express

« Etonnant spectacle, où la drôlerie côtoie l’irrévérence et la lucidité. » Claude Kraif, revue-spectacles.com

« C’est remarquable (...) Vous avez réussi à tirer de cette oeuvre monumentale quelque chose qui a une substance personnelle, actuelle, et c’est très bien écrit. (...) C’est un spectacle extrêmement drôle, plein d’humour (...) on ne peut pas s’empêcher de rire, même si c’est tragique. » Odette Cournot, RCJ

« Julie Timmerman, tout comme les Indignés, a bel et bien engagé le combat contre Big Brother. » L’hebdo Marseille

« Un spectacle engagé et joyeux, servi par une troupe enthousiaste, une mise en scène juste et une belle énergie. » Yves Bouyx, Ventilo

«  L’ensemble est drôle, fin, bien écrit et bien troussé. » Antoine Pateffoz, La Marseillaise

« Vous êtes dans un univers amusant et criant de pertinence. » Tamara Bousquet, Reg’Arts




FIGARO MAGAZINE


Inspiré du roman 1984 de G. Orwelle. De et m. en sc. de J. Timmerman. Avec Stéphane Douret, Florian Goetz, Agathe L'Huillier, Julie Timmerman.
Inspiré du 1984 d'Orwell, ce spectacle foutraque et sympathique dénonce le décervelage par l'appauvrissement de la langue. Une réussite. Armelle Héliot.


Le Figaroscope

LE PHARE DE RE


Passe-Portes trace sa route

Au lendemain de la 2e édition du festival,
Catherine Swagemakers, sa directrice, pousse un “ouf” de soulagement. Tout s’est passé comme prévu, voire mieux que prévu ! “Cette année, il y a eu de vrais échanges entre les jurés et les comédiens. Jean Becker, Fanny Cottençon et tous les autres
ont été particulièrement disponibles. Après la remise du prix, ils se sont installés à de petites tables pour discuter avec les compagnies, leur donner des conseils, etc. C’était très convivial et les comédiens ont apprécié de pouvoir échanger avec de tels interlocuteurs.
“Un festival jeune et pétillant”
Si la première édition a vu récompenser l’adaptation de L’Échange, cette année, c’est la compagnie Idiomécanic Théâtre qui est lauréate du prix du jury pour W.A.W.Y. (Words are watching you). Les comédiens
sont invités à se produire sur la même scène lors de la prochaine édition de Passe-Portes mais cette fois-ci, avec une version aboutie de leur pièce. Et d’ici quelques jours, les membres du jury ont décidé de se retrouver autour de Catherine Swagemakers.
La compagnie Idiomécanic Théâtre,
lauréate du prix du jury. Photo J-C.L

Tous ont envie d’accompagner les lauréats au-delà de la remise du prix, notamment en utilisant leurs carnets d’adresses.C’est un festival jeune et pétillant. Ils ont aimé cet esprit et souhaitent le soutenir.” Marc Lecarpentier, membre du jury de l’édition 2009, s’est déjà engagé à programmer la pièce récompensée lors du Festival du Mot qu’il organisera en mai 2011 à La Charité-sur- Loire. Après un tel bilan, Catherine Swagemakers pense très


logiquement à la 3e édition. “Elle n’existera que si j’obtiens davantage de soutien. Cette année, les subventions allouées au
festival atteignent à peine 10 % du coût global de la manifestation. Je ne
pourrai pas continuer ainsi l’année prochaine. Je dois trouver d’autres partenaires, publics ou privés. Les Portingalais imaginent difficilement la disparition de ce festival et certains se mobilisent déjà pour trouver des financements. En effet,
cette nouvelle édition a su trouver son public. La salle des Marais de la Prée a affiché complet chaque soir de représentations... même le vendredi 11, soirée
de match de l’équipe de France de football.
 Julie Loizeau










L’EXPRESS.FR
blog LES LENDEMAINS DE LA GÉNÉRALE

Festival Passe-Porte: and the winner is...
LE 15 JUIN 2010 10H35 | PAR LAURENCE LIBAN



Réuni en conclave au restaurant le Chasse-Marée des Portes en Ré où se déroulait le festival (je
précise pour ceux qui connaissent), le jury a élu sans encombres la maquette de W.A.W.Y (Words Are
Watching You) de la compagnie Idiomecanic Théâtre.
En guise de maquette, les comédiens avaient présenté les matériaux collecté en vue d'un prochain
spectacle. Le thème, encore flottant, est la manipulation douce dont sont l'objet les esprits dans nos
démocraties. Pointé du doigt, le politiquement correct mais aussi les glissements sémantiques qui font
d'un "mensonge" une "contre-vérité", formule habile pour désigner ce qui est faux en y introduisant la
notion de vrai.

Les quatre comédiens en tee-shirt rouge au sigle de W.A.W.Y. procèdent à la manière d'une
intervention inattendue dans le public: énergie, sens du comique et de la dérision, parodie, tout cela
se mêle avec bonheur aux documents historiques exhumés de nos archives nationales. Si l'on s'amuse
énormément à cet essai bien lancé, il n'en reste pas moins que le travail à parcourir jusqu'au spectacle
définitif est important. Nanti de 5000 euros et de l'intérêt des programmateurs présents, W.A.W.Y verra le
jour l'an prochain, même heure, même endroit.
Laurence Liban
Laurence Liban s'occupe de la rubrique Théâtre à L'Express




Revue-spectacles.com  


 "WORDS ARE WATCHING YOU", UN SPECTACLE INSPIRÉ DE "1984"
DE GEORGE ORWELL
Écrit par Claude KRAIF
16-03-2011
Confluences (Paris 20ème) du 3 au 20
mars 2011
Création collective
Texte et mise en scène de Julie Timmerman
Avec : Stéphane Douret, Florian Goetz,
Agathe L’Huillier et Julie Timmerman

Étonnant spectacle, où la drôlerie côtoie l’irrévérence et la lucidité.
Ils sont autour d’une table à décider du vocabulaire, ministres de la propagande,
spécialistes de la langue de bois, formés aux méthodes de marketing et de
management, sans doute membres d’une haute académie, se disputant de manière
parfois houleuse, du bon usage de tel ou tel mot. Il s’agit de créer un nouveau
langage, une Novlangue, à la manière de George Orwell dans « 1984 » Sélectionner
les mots ayant de préférence une connotation positive, ensuite les limiter en
supprimant les nuances qui ne font que compliquer la pensée et empêcher le
consensus tellement indispensable à la société. Une madame loyale au service de
« Big Mother » vient, comme une apparition magique et télévisuelle, débiter des
slogans débordants d’optimisme.
Cette création collective est un très bel exemple, un beau travail d’équipe, l’illustration
que l’on peut marier le sérieux et la gravité d’un propos philosophique ou politique
très documenté, avec le divertissement et l’humour. Il y a là quelque chose de la
jeunesse qui choisit de rire plutôt que de se lamenter.
La mise en scène donne une impression de réalité comme si les idées, les mots,
surgissaient du présent, comme des flammes de bougies qu’un souffle peut éteindre,
cette fragilité de l’instant qui donne au théâtre toute son émotion. Les comédiens
jouent des mots comme des notes de musique, attrapées au vol. Ils se les renvoientet nous les renvoient.
Claude Kraif
Revue-spectacles.com
  



Ventilo

Les Mots vous regardent de Julie Timmerman
était présenté au Théâtre Gyptis

Le 03 04 dans Sur les planches

Mots à maux

La perversion du langage est l’un des plus puissants mécanismes d’endoctrinement. Avec Les Mots vous regardent, Julie Timmerman tire la sonnette d’alarme pour empêcher que les mots nous bercent et nous bernent.

Synonymes, pléonasmes, euphémismes, oxymores, litotes… Les hommes politiques manient le verbe – et la langue de bois – avec habileté. Parler pour ne rien dire, éluder une question, enjoliver ses propos, tel est le lot commun de ceux qui nous gouvernent. Enervant certes, mais a priori pas dramatique. L’histoire s’aggrave quand le maniement de la langue s’emploie en plus à modifier l’utilisation d’expressions et d’un vocabulaire précis pour déformer la réalité, faire entrer insidieusement dans nos esprits une idée, changer notre perception d’un événement, fixer notre attention sur un autre, atténuer les conséquences d’une décision ou la justifier. Cette science devient alors une arme de destruction massive aux dégâts collatéraux considérables, conduisant à une manipulation insidieuse de l’opinion publique. S’inspirant de la « novlangue » de 1984, Julie Timmerman décortique les techniques de transformation sournoises ou grossières de notre langue. Et le constat est sans appel : cette manière de dire les choses n’est ni une fiction, ni propre au système totalitaire. Elle existe bel et bien en démocratie et occupe de plus en plus l’espace public. Tout le monde s’en indigne, mais elle est constamment pratiquée par ceux qui sont en position de pouvoir, non plus pour communiquer, mais pour figer l’imagination et rendre illusoire la liberté d’expression individuelle. La démonstration proposée sur scène se révèle tout à la fois éloquente et drôle, didactique et pétrifiante. L’auteure puise tour à tout dans l’oeuvre visionnaire d’Orwell, quand elle met en scène le « Minimot » (Ministère du mot) où s’écrit le dictionnaire novlangue, et dans la réalité quotidienne de nos hommes politiques. Le parallèle est saisissant. Ce quotidien, corne d’abondance de citations, lapsus et autres petites phrases, vient alimenter et actualiser le spectacle, et nous parvient sous forme d’un « stand-up » au cours duquel les acteurs s’adressent au public à travers une sorte de débat plus ou moins improvisé. En découle un spectacle engagé et joyeux, servi par une troupe enthousiaste, une mise en scène juste et une belle énergie. Et un message universel : restons vigilants !

Texte : Yves Bouyx



 


 


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