Un Jeu d'enfants



de Martin Walser
texte français Bernard Lortholary

mise en scène Julie Timmerman
assistante à la mise en scène Marie Lévy
dramaturgie Adèle Chaniolleau
lumière Philippe Sazerat
costumes Dominique Rocher
musiques originales Mathieu Crouzet, Christophe Kerriche et Lucien Larquère

avec
Aurélie Babled – Billie
Olivia Dalric – Irène
Guillaume Marquet – Asti
Pascal Martin-Granel – Gérald

et les musiciens
Mathieu Crouzet – basse
Christophe Kerriche – batterie
Lucien Larquère – guitare

attachée de presse - Nicole Czarniak  

1968, LE SOIR OÙ ASTI TUERA SON PÈRE. Une maison de campagne familiale. Où se sont donné rendez-vous le fils Asti, la fille Billie, la belle-mère Irène, et le père Gérald. Huis-clos à l'issue duquel les pères meurent pour laisser la place à leur progéniture. Trois musiciens rock accompagnent cette réunion de famille. Scandent les règles du jeu. Mesurent les échanges. UN JEU D'ENFANTS. 

Au commencement était l’ACTION. Asti et Billie instruisent le procès du père puis le condamnent. Ils se montent le coup : un parricide demande que l’on soit « entraîné et, accessoirement, assez décidé ». Viser la porte. Et quand il entre... PAN!
IL entre justement. Et avec lui la réalité du passage à l’acte. Le parricide n’est pas UN JEU D’ENFANTS.
Asti emprunte à Hamlet ses ruses, ses mises en scène, ses tergiversations, sa volonté de vengeance et sa force d’inertie. Face à lui, Gérald tente de s’adapter à la situation et parvient peu à peu, à force de détournements, à récupérer la révolte des jeunes. 
Tuer le père, c’est aussi tuer une image, celle d’une société bourgeoise où la culture comme l’argent sont mis à profit pour écraser les plus faibles. La jeunesse alors s’empare des armes qui lui restent : c'est par le jeu que le parricide est finalement accompli. Les « enfants terribles » de naguère se sont faits contestataires, et leur Œdipe toujours vivace a pris une dimension politique.

L’auteur de Chêne et lapins angora et du Cygne noir nous invite à la valse d’UN JEU D’ENFANTS puéril, dérisoire, et en même temps profondément dramatique, à l’écriture séduisante et féroce, où il est question de passages, d’un acte à un symbole, et finalement d’un âge à l’autre.

Julie Timmerman. 

L’Arche est agent théâtral du texte représenté.

Production Idiomécanic Théâtre.

Nous remercions chaleureusement
Ariel Cypel et Confluences,
le Festival Un Automne à tisser, la Mandarine Blanche, le Collectif Hic et Nunc et le Théâtre de l’Epée de Bois,
le Goethe-Institut,
le Théâtre National de la Colline, le Jeune Théâtre National, le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, le Théâtre des Quartiers d’Ivry,
Charlotte Albert, Marjan Bernacik, Annette Bloch-Jambet, Anne Chaniolleau, Christian,
Dimitri et Boris Costa, Jean-Pierre Croquet, David, Charles Flammarion, Yuli Sophie Garet, Stanislas Grassian, Nicolas Gros, Harry, Nicolas Jacquard, Valentin Johner, Claudine Lenormand, Bernard Lortholary,
Claudia Morin, Laetitia Ribel, François Timmerman, Maï Tran, Victor Veyron et Yoann
pour leur aide précieuse.

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